La cave O Des Lys

Un voyage O traver la vie d'un couples libertin. Du tendre au sensuel en passant par le plus rude, partagez les envies et l'imagination de ces deux amants épanouis... Pour plus d'images et de réçits, laissez nous quelques encouragements :)

17 février 2008

De l’autre coté du miroir ...

Plusieurs fois je me suis demandée ce qu’il se passait de l’autre côté… au théâtre, je me plais à imaginer l’envers du décor ; lors d’un feu d’artifice j’essaye de visualiser la préparation de l’artificier avant son spectacle explosif et magique ; pouvoir se mettre à la place du présentateur télé et imaginer l’attente avant l’enregistrement du journal…

Ainsi, ce dimanche matin, lorsque Lo a cherché désespérément à se connecter à notre blog, j’ai eu une idée ; plus qu’une idée, une envie : envie de savoir comment il pouvait vivre nos jeux, ce qu’il pouvait ressentir de son point de vue, à sa place, dans sa peau.

De plus, cela faisait longtemps que je n’avais pas écrit. J’avais pourtant pour consigne de noter toutes mes envies, chaque jour, dans un petit carnet. Cependant, ces dernières semaines je n’écrivais plus… non pas parce que je n’avais plus d’envies, non pas parce que je ne pensais pas à lui, car malgré son absence tout le long de la journée, il m’accompagne dans mes pensées. Non pas non plus que je n’avais pas le temps… mais le petit laps de temps libre, pendant lequel j’aurais pu écrire, je me le consacrais égoïstement : prendre une douche chaude, me promener et profiter d’un rayon de soleil, me faire les ongles, un masque, me laisser aller à rêvasser lovée dans le canapé…

Ainsi, ce dimanche j’avais envie d’écrire et j’avais trouvé mon thème :

Lo est parti sous la douche, et juste avant, il m’a enlacée contre le canapé me donnant ses consignes : je devais aller prendre la mienne ensuite et l’attendre nue, allongée sur le lit. Quelque part, j’avais envie de savoir ce qu’il avait de prévu au programme, et je me serais bien laissée tentée par sa proposition, mais mon idée ne voulait pas me lâcher. J’ai donc acquiescé, le sourire en coin, car pour une fois, c’est lui qui allait être mon petit objet, et l’objet de mes surprises….

J’ai attendu qu’il soit dans la douche pour lui écrire un mot et lui donner mes consignes. J’avais les rênes du jeu en main et je sentais l’excitation monter par le simple fait d’imaginer ses réactions, et les petits supplices que je lui réservais. Plus j’étais excitée, plus la force de mon imagination se décuplait. Une première surprise pour moi… est-il dans le même état quand il planifie nos jeux ?

divers_118J’attendais qu’il sorte de la salle de bain pour être sûre qu’il accepte les termes de mon contrat… je l’ai vu se faufiler dans la chambre ; c’était mon feu vert… en quelques secondes, j’ai enfilé une petite jupe, celle qu’il préfère, et sans sous-vêtements bien sûr, ainsi qu’un petit chemisier blanc. J’ai gribouillé quelques lignes pour lancer le jeu et je suis allée dans la chambre le retrouver.

Comme je le lui avais indiqué, il était au lit, nu… j’ai souri à le voir sous la couette, étant donné que c’est ce que je fais à chaque fois quand j’ai trop froid… j’ai compris pourquoi il avait l’air un peu déçu, car je l’imaginais étendu, son sexe tendu et au lieu de cela, je ne voyais qu’une petite mèche de cheveux dépasser du bleu de la couette, ce que je trouvais, malgré tout, mignon. J’ai souri aussi parce que je me suis dit que cette expérience serait pleine de surprises pour lui aussi et qu’il comprendrait beaucoup de mes attitudes quand je suis à sa place.

Son regard était plein d’envie à mesure que je me rapprochais du lit. Je me suis mise sur son ventre et lui ai tendu mon mot. Il disait de me trouver un mot clé pour définir la tendance du jeu, et que pendant ce temps là, je m’occuperai de ses seins. Bien entendu, dès qu’il aurait prononcé ce mot je m’arrêterais car il marquerait le début de ses supplices. En fait, par ce simple mot, je savais que son supplice avait commencé : il aime tellement que je lèche le bout de ses seins, que je les fasse rouler tout doucement sur le bout de mes doigts… je savais que son mot clé tarderait à venir. L’autre consigne était de ne parler que quand je l’y autoriserais, mais d’emblée, il s’est mis à me décrire ses ressentis, les images à travers lesquelles son imagination vagabondait, à me parler de ses fantasmes. Là est toute la différence entre nous : j’en suis absolument incapable ; à partir du moment où il me touche, me caresse, je suis dans l’incapacité d’émettre un son intelligible quelconque. L’autre différence, c’est qu’il n’aurait pas déroger à ma place ; il m’aurait faite taire, car il en avait décidé ainsi, alors que ce qu’il me disait était tellement excitant, que je ne pouvais que boire ses paroles et imaginer avec lui.

Enfin, son mot est sorti… encore une surprise pour moi. Autant j’imaginais un adjectif, un nom révélateur de ce qu’il aurait voulu subir, autant ses mots ont été plus que jamais touchants. Que lui répondre, quand il m’a pris le visage entre les mains, m’a murmuré suavement à l’oreille « mon mot est : je t’aime », en m’embrassant ensuite langoureusement ? Je suis restée sans voix, oubliant quelques instants le jeu dans lequel nous étions, et voulant tout simplement le serrer dans mes bras et lui faire l’amour tout doucement. Je pense que si j’avais prononcé ces mots comme mot clé, il m’aurait dit : « un mot, un seul »… il y en avait trois… devais-je contester et le punir pour cela ? Certainement pas. J’avais été surprise et émue… à son tour à présent.

Pendant quelques instants, je me suis occupée de son sexe, à le lécher de part en part, l’aspirer, le tendre au maximum. Je lui ai couvert les yeux, afin qu’il devine simplement ce qu’il se passait… je sais que c’est ce que j’aime le plus. Ne pas vraiment savoir ce qu’il se passe, ni comment cela se passe. Ainsi, je me concentre sur les sensations qui me paraissent beaucoup plus vives… elles sont exacerbées. C’est ainsi que je lui ai mis le bonhomme noir entre les mains ; je me suis retournée, afin qu’il sente le mouvement et la position, je l’ai laissé étaler le gel entre mes fesses, et sans réfléchir et parce que j’en avais une envie monstre, je l’ai laissé glisser à l’intérieur, en un seul geste. J’étais dans un état second tellement c’était fort : l’imaginer imaginer, me sentir observée sans l’être.

Bien entendu, il n’était pas très discipliné. Ses mains ne cessaient de se promener le long de mon dos, sur le haut de mes fesses, s’égaraient entre mes jambes pour sentir mon clitoris en feu et le réchauffer d’autant plus. J’aurais dû l’attacher… mais je pense qu’il n’aurait pas aimé. Le but étant de se faire plaisir mutuellement et non pas singer tout ce qu’il me fait habituellement. D’ailleurs, nous n’aimons pas les mêmes choses : il aime avoir les seins sensibles à force de douceur et moi, j’aime les pinces, les sentir emprisonner mes seins et la libération est d’autant meilleure. J’aime être attachée et ne plus être maitresse de rien ; il aime tout de même participer, sentir… il serait trop frustré et aurait bien moins de plaisir. …

Pour finir, je lui ai ordonné de se lever… j’ai senti un moment de rébellion. J’aurais fait pareil je pense : être allongé, le dos au chaud, dans une sorte de léthargie et devoir se lever relevait du supplice… j’admets que ce moment-là avait un léger goût de vengeance, pour toutes les fois où il me l’avait fait faire. Mais il s’est levé, s’est mis au pied du lit, sans doute par curiosité, pour savoir quelle serait la suite.

J’ai empoigné le joujou chinois, j’ai mis en route et me suis allongée. Le voir m’observer, en face prêt à bondir m’excitait sans doute plus que le joujou à cet instant. Quelques aller et venues en plus auraient suffit à me faire jouir, mais je contrôlais ; je voulais garder ce moment pour nous, ensemble.

J’étais aux portes de la jouissance ; elles étaient grandes ouvertes. C’est alors que je lui ai rendu sa liberté, pensant qu’il me prendrait et que je pourrais enfin me laisser aller, franchir la frontière. Quelle n’a pas été ma surprise, lorsqu’il s’est précipité sur les pieds du lit, profitant de ma position, pour me lier les pieds et les poings…

Posté par cavodelys à 13:29 - Délice des 5 sens : la vue - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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